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Balade à travers Locronan

Les ruelles de Locronan

Où le voyageur passe, le Temps s'arrête

Lieu sacré des temps celtiques, aimée des ducs de Bretagne qui y favoriseront l'essor du commerce lucratif des toiles de chanvre, la petite cité de Locronan est aujourd'hui un site touristique majeur du Finistère. Bienvenue dans les ruelles de l'un des plus beaux villages de France.

l'église de LocronanDans ce matin encore noir, Locronan s'éveille lentement. Tel un fanal rassurant au milieu de la nuit, les lumières du café de la place de la mairie trouent l'obscurité épaisse qui absorbe jusqu'au bruit des pas frappant les pavés luisants. Plus loin, une silhouette traverse rapidement la place centrale où se dresse l'église St-Ronan. C'est ici, sur cette vaste esplanade bordée de très vieilles demeures, que bat le coeur de Locronan, "Petite cité de caractère" comptant parmi les "Plus beaux villages de France".

 

 

Vue de Locronan

Dans l'ambiance délicieusement "gothique" d'une aube ouatée de brume, on comprend pourquoi de nombreux cinéastes ont choisi ce lieu pour décor : le temps semble s'y être arrêté. De "Vingt ans après" à "Un long dimanche de fiançailles", en passant par "l'Île au trésor", "d'Artagnan", "Tess" ou "Chouans", le patrimoine exceptionnellement préservé de Locronan se prête parfaitement aux tournages de films en costumes d'époque. C'est à Charles Daniélou, qui fut maire dans les années 1920, que la ville doit d'avoir gardé son cachet historique. C'est lui qui, le premier, a perçu l'intérêt patrimonial de la cité. Et tout ce qui y a été construit depuis, l'a été en vieilles pierres récupérées en respectant l'esprit de l'endroit. Tous les fils, électriques et téléphoniques, ont été enterrés, de façon à ne paspolluer visuellement le paysage. Le visiteur, qui découvre les pavés inégaux et les façades de granit patiné de la place centrale, a ainsi l'impression étonnante et immédiate d'être projeté dans le passé : l'Hôtel Gaultier, l'ancien Hôtel de la Compagnie des Indes, l'ancien Bureau des toiles, la maison Ty Coz et une dizaine de demeures de notables, présentent en effet un remarquable florilège de l'architecture bretonne du XVIe au XVIIIe siècle. L'église, point névralgique autour duquel s'est organisé le bourg, sera la première étape de cette balade à travers Locronan.

On y pénètre par la chapelle du Penity, soudée au flanc de l'édifice qui abrite le cénopate du saint : difficile d'imaginer aujourd'hui que le gisant, en pierre grise de Kersanton, fut polychrome à l'origine. Il en va de même pour l'intérieur de l'église. Restaurée au XIXe siècle, dans le goût de l'époque, elle a perdu toutes traces des couleurs vives qui habillaient ses voûtes et ses piliers. Mais lorsqu'un rayon de soleil traverse la grande verrière placée derrière le maître-autel, la lumière met en valeur les scènes de la Passion.

L'emprunte celtique

Centre-ville de LocronanIl faut ensuite faire le tour de la chapelle du Penity et raverser un petit jardin planté d'hortensias sur lequel ouvre le cimetière, pour atteindre la place de la mairie. Une ruelle plus loin, on débouche sur la rue des Charettes, puis, à l'angle d'un magasin d'antiquités-brocante, s'amorce la longue descente de la rue Moal. Les tisserands habitaient et travaillaient dans cette ruelle étroite et pentue qui était alors l'un des quartiers les plus animés de Locronan. Quelques maisons anciennes, des jardins clos de vieux murs la bordent encore aujourd'hui, et on y a un joli point de vue sur la campagne environnante. passé le calvaire qui se dresse au bas de la rue, apparaît la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, petit vaisseau de granit entouré d'herbe vertes, d'arbres et de talus. Cette chapelle est la cinquième station de la Grande troménie de Locronan qui se déroule tous les six ans, du deuxième au troisième dimanche de juillet. Croyants, marcheurs, simples curieux, une foule immense participe à ce rendez-vous qui s'inscrit dans le culte de St-Ronan mais qui, en réalité, perpétue les rites de la période celtique. La procession emprunte ainsi de très anciens sentiers qui suit les limites d'un quadrilatère sacré, le nemeton gaulois. Le parcours qui, à l'origine, avait une valeur cosmique et répondait aux exigeances du calendrier celtique, s'est transformé en pardon chrétien tout en conservant le même tracé. Il part de l'église en direction du bois du Nevet, puis remonte vers la montagne de Locronan, traverse ruisseau et prairie humide au point le plus bas, lande rase et affleurements rocheux au point le plus haut. Soit douze kilomètres ponctués de douze stations, matérialisées par des huttes de branchages recouverts d'un drap blanc abritant chacune une statue de saint.

µChapelle Notre-Dame-de-Bonne-NouvelleDe la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, on remonte vers la place de l'église par un chemin de terre puis par la rue du Prieuré (ouverte au XIXe siècle), ou par la rue Lann, plus pittoresque, qui abrite l'ancienne demeure du prieur. On pourra poursuivre la balade en grimpant la rue St-Maurice et s'arrêter au pied du manoir de Kerguénolé pour profiter du beau panorama sur les toits de Locronan; Un joli chemin creux et la venelle des Templiers ramènent à la rue du Four. De là, les plus courageux piqueront plein est pour gravir le Menez Lokorn (la montagne de Locronan). Ce point culminant de la troménie, consacré il y a fort longtemp au dieu Lug, est aujourd'hui coiffé d'une modeste chapelle. De là, le regard embrasse la baie de Douarnenez et le Menez Hom, deux hauts lieux du sacré et du légendaire breton.

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